menu close menu
interligne
interligne
Facebook Boucheries André Instagram Boucheries André Youtube Boucheries André
Site Boucherie André
Contacter Boucheries André
Inscription newsletter Boucheries André
menu Boucheries André, du pré à l'assiette
menu Boucheries André, du pré à l'assiette

La minute BA : l’agriculture française ou ses terres arides

Partenaires
27 mai 2011

Depuis la fin de l’hiver, les conditions météorologiques affaiblissent une grande partie du territoire français. Cette sécheresse est due à deux causes :
– Au déficit pluviométrique durant la période de recharge des nappes souterraines : selon le Bureau de Recherches Géologiques et Minières, presque 60% des réservoirs affichaient un niveau inférieur à la normale au 1er avril 2011.
– A des niveaux de températures très nettement supérieurs à la normale : selon un rapport de Météo France, le mois d’Avril 2011 a été le second mois d’Avril le plus chaud depuis e début du 20ème siècle avec une température globale supérieure de 4°C par-rapport à la moyenne « normale ».

Vidéo de l’AFP, « Les agriculteurs inquiets »

A l’heure où l’herbe et les cultures céréalières devraient pousser considérablement, l’agriculture française connait donc une période bien difficile. La végétation a 3 semaines d’avance par-rapport au cycle de développement. 42 départements français sont aujourd’hui soumis aux restrictions d’eau, et le chiffre augmente de semaine en semaine…
Face à ce fléau, les premiers touchés sont les éleveurs français. Ces derniers n’ont plus d’herbe fraîche à donner à leur bétail. Ils sont ainsi contraints de « piocher » dans leurs stocks de foin de l’hiver 2012.
Afin d’aider ces professions, le ministre français de l’Agriculture, Bruno Le Maire, a annoncé sur Europe 1 qu’il allait réunir pour la fin juin 2011 le fond national de garantie des calamités agricoles, soit l’équivalent de 100 millions d’euros destinés à indemniser les agriculteurs en situations précaires. Il a également appelé les banques françaises à la solidarité pour soutenir ces travailleurs de la terre.

010Chez Boucheries André, nous sommes très sensibles à ce problème et nous supportons tous les éleveurs. Notre éleveur attitré, Jérome Curt, nous a confié qu’il a cette année 30 à 40 % de moins qu’un stock normal. Ses prés sont identiques à ceux d’un mois de Juillet. Les bêtes n’ont pas assez d’herbe pour se nourrir ce qui l’oblige à les nourrir avec ses stocks de l’hiver prochain et à acheter de la nourriture. Or, certains céréaliers annoncent des ruptures de matières premières, ce qui représente un problème majeur pour les mois à venir. Selon lui, trouver des cultures qui s’adapteraient au climat est un enjeu important pour l’agriculture française mais également mondiale car d’autres pays sont touchés (Irlande, Chine, Australie,…). Contrairement à certains éleveurs contraints de vendre leurs bêtes, Jérome Curt a encore des ressources et bénéficie d’une région pluvieuse.

Selon vous, la sécheresse va t-elle modifier notre alimentation ?